mercredi 27 octobre 2021

Vos élus construisent une usine 3

 

 

 


 

 J'ai expliqué dans les articles précédents quelques raisons de s'opposer à ce projet d'usine. En voici deux autres: le coût et le désengagement citoyen.

L'usine projetée est une solution onéreuse.

La loi impose la "généralisation du tri à la source des biodéchets […] et rend non pertinente la création de nouvelles installations de tri mécano-biologique d'ordures ménagères résiduelles n'ayant pas fait l'objet d'un tri à la source des biodéchets, qui doit donc être évitée et ne fait, en conséquence, plus l'objet d'aides des pouvoirs publics." 

Il y a obligation pour la collectivité de généraliser le tri à la source au plus tard en 2023. Ce tri en amont rend moins pertinent les installations de tri, sans préciser s'il s'agit des TMB ou de leurs nouvelles versions "multifilières". 

Nos collectivités vont-elles réaliser en un an et demi ce que de nombreux citoyens demandent depuis des années?

L’État n'interdit pas, il conseille d'éviter...

Pour l'usine qui nous préoccupe, l’État subventionne-t-il?

J'en doute, compte tenu de la situation locale de nos déchets.

C'est une opération dont le coût global se montera à plusieurs dizaines  de millions d'euros, dont les habitants peu informés et formés paieront la facture.

Formés et accompagnés, ils auraient la satisfaction d'agir pour le bien commun et seraient d'autant plus satisfaits si les décideurs mettaient en place une tarification incitative.

Dans ce cas, on paierait au poids ce que l'on jette vraiment et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères ne serait plus un pourcentage de la taxe foncière.

Certains diront que c'est impossible, à cause de l'incivisme! En fait, cela revient à refuser de mettre en place un réseau de composteurs individuels et collectifs, un réseau de formateurs et refuser de faire confiance aux citoyens, dont très peu maintenant, nient l'urgence climatique.

Nantes, Lorient et beaucoup d'autres villes se sont lancées avec succès. San Francisco, ville de 5 millions d'habitants, recycle 80% de ses déchets.

Qui refuserait de voir son impôt baisser de 30%?

L'impôt pourrait même baisser davantage, si on évitait le coût faramineux de la construction de l'usine et de ses frais de fonctionnement: "20, voire 30 millions d'euros" évoque Frédéric MASQUELIER, président de la CAVEM, dans un entretien à Var-matin le 21 décembre 2017. 

Certainement un peu plus cinq ans plus tard!


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