mercredi 3 mai 2023

Que des bons souvenirs, à Fréjus-Plage!

 

Rachline a fait afficher le permis de démolir sur le local du "Comité de défense des intérêts généraux de Fréjus-Plage," place de la République.

Tout cela rentre dans le grand bazar de la Promenade des bains et du parking souterrain inutile, stupide et dangereux pour les années à venir, qu'il veut construire avec son ami de Saint-Raphaël.

Voilà ce qu'il advient de notre ville quand "l'écologie intelligente" de Masquelier inspire le Rassemblement national!

Des procédures sont en cours. Souhaitons qu'elles permettent de conserver le bâtiment!

 


Ce local a eu son petit moment d'histoire lors de la dernière élection municipale.

Après le sondage Ifop de février 2020 qui annonçait la réélection de Rachline dès le premier tour, j'invitai les candidats à se réunir pour organiser un Front républicain.

Le sondage donnait Poussin (la France Insoumise) à 9%, Fradj (les Républicains) à 16%, Bonnemain (ancien UDI, droite sans étiquette) à 7% et ma liste à 4% (écologiste et de gauche, elle fut nommée divers gauche de la seule autorité de l'Ifop et de Var-matin).

Je n'avais invité ni Rachline, ni Sert, son ancien premier adjoint, évidemment. 

Bonnemain et Soler ne sont pas venus, trop contents de se réunir momentanément, pour constituer une deuxième liste de droite.

La réunion a eu lieu le 17 février dans ce petit local.

Julien Poussin, que je croyais de gauche et qui prend maintenant les procurations de l'ancien 1er adjoint RN de "Debout la France", déclara que "le sondage était bidouillé" et refusa le Front républicain.

Bernard Dimon, que je croyais de gauche déclara qu'il était "conseiller technique de madame Fradj." Cet ancien haut fonctionnaire territorial en région Ile-de-France, membre du Forum républicain, s'est recyclé depuis, comme président d'une association de Saint-Raphaël.

Angélique Fernandes, que je croyais de gauche, quand Macron faisait semblant de l'être, trouva que le Front républicain était une bonne idée, avant de se raviser quelques instants plus tard, après avoir écouté les autres.

Pierre Barbe, que je croyais de gauche, déclara (on garde toujours le meilleur pour la fin): "C'est pas parce que je suis sur une liste de droite que je ne suis plus de gauche."

Vous voyez, cette petite maison de Fréjus-Plage... que des bons souvenirs, il ne faut pas la démolir!

https://forumjulii.blogspot.com/2020/02/debat-public-frejus.html

https://forumjulii.blogspot.com/2020/02/eviter-le-rassemblement-national-tout.html

https://forumjulii.blogspot.com/2020/02/refus-de-regroupement-au-premier-tour.html


mardi 2 mai 2023

"Mon" Léotard

     

En juillet 1996, je suis arrivé sur la circonscription de Fréjus/Saint-Raphaël. Avec 390 enseignants et 8000 élèves, elle était assez chargée. Les bureaux, situés à l'étage de l'école Turcan, étaient vétustes.

J'étais précédemment en poste dans une sous-préfecture dirigée par un ancien ministre RPR. J'avais, paraît-il, le profil pour travailler avec un ancien ministre UDF. Allez comprendre le ministère!

Le fait est que ce fut très facile de travailler avec François Léotard..

Lors de notre première rencontre, quelques problèmes en cours ont été réglés sans attendre: toiture dégradée de l'école de Fréjus-Plage, agréments d'éducateurs sportifs intervenant dans les écoles et scolarisation des enfants de la Gabelle. 

Sur ce dernier point, on ne s'était pas compris du premier coup. Je m'inquiétai de l'absence de mixité. Il avait compris écart de maturité entre filles et garçons, les filles étant toujours un peu plus précoces que les garçons, disait-il.

En fait, je m'inquiétais de mixité sociale pour un quartier un peu replié sur lui-même. En un quart d'heure, nous avons trouvé une solution commune qui a perduré avantageusement pour les élèves... jusqu'à mon départ à la retraite. L'intelligence était vive et les décisions rapides.

Je garderai de lui le grand éclat de rire qui fut le sien lors d'une visite commune dans une classe de CM2 de Saint-Raphaël..

La classe était victorieuse d'un concours organisé par l'Assemblée nationale, appelé "le parlement des enfants." Les élèves exposaient leur proposition de loi devant le député et l'inspecteur.

A la fin de l'exposé et des échanges avec François Léotard, et alors que les élèves étaient partis en récréation, une élève à la fois timide et téméraire, vint se planter devant nous, en demandant si elle pouvait poser une dernière question.

Le député, qui s'était prêté au jeu avec un réel intérêt l'accueillit avec le large sourire qu'on lui connaissait. Elle lui demanda alors, en tortillant son t-shirt: "Est-ce que c'est vrai que vous allez arrêter la politique?" François Léotard détailla avec gentillesse des soucis de santé qu'elle comprit très bien, avant de lui poser une deuxième question, qui provoqua l'éclat de rire et la fuite de l'élève frondeuse dans la cour.

Je garde pour moi cette deuxième question, qui restera un temps fort dans l'exercice de mon métier d'inspecteur.

François Léotard abandonna effectivement la politique un peu plus tard. Pour l'espace de responsabilité qui était le mien, l’Éducation nationale, j'avais déjà regretté son départ de la mairie de Fréjus.

Entre temps, un nouveau maire était arrivé et comme me le déclara à l'époque une de ses adjointes, en tapant de son petit poing sur son bureau, "la loi, à Fréjus, c'est nous qui la faisons!"

Effectivement, quelque chose avait changé...

                                                  

Le Conseil Constitutionnel dira le 3 mai  si la deuxième proposition de loi visant à "interdire un âge légal de départ à la retraite supérieur à 62 ans" est conforme à la Constitution. 

Rendez-vous demain à 18 heures, près de la Grande Roue de Saint-Raphaël, au moment où il rendra son avis.



vendredi 28 avril 2023

Populiste? Démagogue? Populiste?

 Le populiste parle au nom de la majorité opprimée représentant le "Peuple", dont il s'autoproclame le porte-drapeau, pour vaincre le "Système". Le "Système" est à géométrie variable en fonction du public
cible. Ce sont en général ceux qui représentent une forme de pouvoir, nécessairement corrompu et qui sont "appréciés" sans nuance.

Parmi les plus fréquemment cités, on trouve les fonctionnaires, les juges, les parlementaires, les hommes d'affaires et beaucoup d'autres, en fonction des besoins.

Tout populiste est forcément démagogue, mais tout démagogue n'est pas nécessairement populiste.

L'extrême droite actuelle, comme les partis fascistes du XXème siècle, a toujours montré une extrême plasticité dans ses programmes. On l'a vu, par exemple, avec l'incohérence du programme économique de Marine Le Pen, qui ne résiste pourtant pas à sa posture "anti-Système." Elle est dans le "Système" et son programme le protège.

L'extrême droite est populiste.

Quelques  invariants sont toujours présents: le nationalisme (l’État-nation pour les Français de souche), le rejet de l'étranger venant d'Afrique, le rejet du mouvement syndical parce qu'il s'oppose au capital et le rejet des assistés qui profitent de nos avantages (l'extrême droite montre ses muscles et traque les faibles).

Le maquillage est total mais il soulage les frustrations collectives.
Car l'extrême droite a réussi à imposer une réponse simple à des problèmes complexes: l'immigré et sa culture sont responsables de tous les maux à l'origine de la dégradation du niveau de vie. Supprimons
l'immigré, il n'y aura plus de problèmes.

Avec habileté, Marine Le Pen s'oppose aux abattages rituels, finit en caressant ses chats et "prouve" ainsi qu'elle aime les animaux.

L'extrême droite est démagogue.

En évitant l'opposition "gauche-droite" et en lui substituant l'opposition "mondialiste-nationaliste", elle enjambe les classes sociales tout en protégeant le patronat.

L'extrême droite cache bien son jeu.

Pour toutes ces raisons, vous ne verrez aucun responsable d'extrême droite dans les manifestations syndicales contre la réforme des retraites.

A ce sujet, le prochain rendez-vous, pour Fréjus/ Saint-Raphaël, aura lieu à 10 heures, lundi 1er mai, sur l'esplanade qui est face au rond-point Kennedy de Saint-Raphaël.



jeudi 27 avril 2023

Climat et scepticisme

 
Un sondage EDF/Ipsos vient de mesurer la perception que les Français ont du dérèglement climatique.

Ce sondage a été effectué en septembre 2022, après trois canicules estivales dans notre pays, dont deux d'une douzaine de jours dans notre région.

Le nombre de personnes qui sont dans un déni complet reste stable, autour de 8%.

Par contre, en une année, les Français qui admettent que le changement climatique est d'origine humaine a brutalement baissé de 71% à 63%.

29% ne se prononcent pas ou estiment que ce phénomène est d'origine naturelle.

Les chercheurs expliquent mal ce décrochage, assurément multi-factoriel, alors que les informations fiables circulent depuis les rapports du GIEC.

Chaque jour, les journaux télévisés des principales chaînes consacrent quelques minutes au sujet. Des chercheurs expliquent, des astronautes montrent les photos évolutives de la Terre, les programmes scolaires ont intégré le problème...

Ce sont majoritairement les milieux populaires qui sont sceptiques. Mais pas seulement.

D'après David Chavalarias, directeur de recherche au CNRS, les sources fiables des réseaux sociaux sont noyées sous les messages des antivax, reconvertis dans un combat fou contre la science en général et le GIEC en particulier.

Je crois aussi que les climato-sceptiques confondent météo et climat.

Une augmentation de 3°C dans une journée reste sans conséquences. Mais une augmentation de 3°C du climat en 2050, si nous ne freinons pas de façon plus drastique la production des gaz à effet de serre, si nous ne devenons pas réellement plus sobres, c'est l'assurance d'un bouleversement définitif pour toute la planète.

Jusqu'à la fin des années 80, on enregistrait une canicule tous les 5 ans. Depuis 2010, il y en a 2 par an en moyenne, et leur nombre doublera avant 2050, avec des pointes fréquentes de température à 50°C.


mercredi 26 avril 2023

Profs, ne tombez pas dans le piège!

 

Les enseignants du primaire, comme leurs collègues de l'enseignement technique, voteraient de plus en plus pour l'extrême droite?

Il y a peu, on les appelait encore "instituteurs, institutrices", c'est à dire hommes et femmes chargés d'instituer la République, de l'installer de façon pérenne dans une France républicaine. Avec la montée des extrêmes droites, cette mission reste plus que jamais d'actualité.

Comment feraient-ils pour porter chaque jour dans leurs classes des valeurs totalement incompatibles avec celles des partis d'extrême droite, dont le premier d'entre-eux fut fondé par un ancien Waffen-SS sur les décombres de Vichy?

Pour bien accréditer ce revirement spectaculaire, des médias publient en simultané l'étude d'un prof de Sciences Po Paris, qui évalue le vote RN des enseignants à 20%.

En regardant l'étude de près, on découvre que la taille de l'échantillon de son étude était de ... 184 enseignants. Un peu faible tout de même, cet échantillon!

Est-ce bien sérieux?

Que les profs n'aient pas le moral après 5 années de Blanquer, je le comprends.

Qu'ils se sentent maltraités en gagnant juste la moitié de ce que  gagnent leurs collègues allemands, je le comprends,

Qu'ils soient fatigués d'avoir les classes les plus chargées de l'Union européenne, je le comprends,

Qu'ils manquent de formation professionnelle, je le sais.

Que les rustines de Macron les humilient, je le comprends.

Que les moyens consacrés à l'école soient parmi les plus faibles de l'OCDE, je le sais (cf ci-dessous, les chiffres du ministère publiés hier).

Mais de là à être attrapés par les grosses ficelles de partis qui se construisent sur la haine de l'autre et font mine de sacraliser le peuple pour mieux s'attaquer aux libertés les plus intimes, il y a un pas qui ne peut être franchi.

Je leur dis: regroupez-vous, battez-vous pour vous-mêmes et pour vos élèves, mais ne tombez pas dans le piège!

Et pour ceux qui ne savent pas encore ce qu'est un état autoritaire, sachez qu'un de ces trois partis qui "montent" a déjà lancé le réseau "Parents vigilants" pour dénoncer en ligne les profs qui ne lui plaisent pas...






mardi 25 avril 2023

Le droit au logement opposable

 

Les gens sans logement doivent pouvoir être logés.

S'ils n'y parviennent pas par eux-mêmes, ils peuvent faire appel à l’État qui est dans l'obligation de leur trouver une solution dans les meilleurs délais.

Si l’État ne rempli pas cette obligation, ces personnes sans logement peuvent exiger de lui qu'il respecte la loi, sous peine d'amendes.

C'est ce qu'on appelle le droit au logement opposable (DALO).

Le droit au logement est une obligation, mais cette obligation peine à en être une.

Il faudrait que la puissance publique réquisitionne des logements vacants et fasse construire davantage de logements sociaux.

On en est loin!

L’État est donc fréquemment condamné pour ne pas répondre à ses obligations. Il paie des amendes et tout continue comme avant.

Le comble, c'est que ces amendes payées par l’État, ne sont pas versées aux ménages, mais à un fonds... chargé de s'occuper des mal logés.

Puis, pour finir, l'argent est alors distribué à des associations chargées de faire  le boulot.

Je résume:

- l’État ne respecte pas la loi,

- il charge des associations de trouver une solution,

- il leur verse les amendes auxquelles la justice l'a condamné.

Tout cela n'a plus aucun sens mais permet à quelques proches des pouvoirs locaux d'avoir du boulot et d'être grassement payés pour s'occuper des plus pauvres...

Le Haut comité pour le droit au logement (HCDL) estime que 38% des demandeurs n'ont pas été satisfaits depuis 2007. Environ 80 000 ménages attendent un logement depuis 1 à 13 ans.

La Cour des comptes euphémise avec application et estime que " le DALO n’est pas encore un droit effectif, et le risque qu’il devienne un droit source de désillusions augmente".

C'est le moins que l'on puisse dire!

lundi 24 avril 2023

Chasse, bêtise et lobbying

 

C'est toujours avec un plaisir renouvelé que j'écoute les présidents des fédérations de chasse.

Ce week-end, l'un d'entre-eux s'est particulièrement distingué.

Je ne fais pas de commentaire, vous apprécierez vous-même.

"Cette année a été marquée par les attaques successives des "anti-chasse".

Ils ont réussi à créer un climat de haine et de peur, mais face à ça, on ne reste pas les bras croisés.

La reconquête, c'est à nous de la faire.

Le paradoxe, c'est que le bilan des accidents est très positif.

En 2022 on a recensé moins de 70 accidents et 6 décès.

Le risque zéro n'existe dans aucune activité humaine."

Heureusement, il n'est plus question d'instaurer des journées de non-chasse, mais on reste vigilants.

Le 6 avril, une proposition de loi était présentée à l'Assemblée nationale.

On a mobilisé 140 députés pour qu'ils restent jusqu'à minuit. Au cas où."   


https://forumjulii.blogspot.com/2021/10/les-chasseurs-sont-des-humoristes.html

https://forumjulii.blogspot.com/2021/10/la-chasse-traditionnelle.html