lundi 26 janvier 2026

Municipales: Lechanteux, une "experte" à Roquebrune

 

Dans les villages de l'agglo, la droite et l'extrême droite tentent de reproduire ce qu'ils ont mis en place pour Fréjus et Saint-Raphaël, en 2020: s'allier sans se marcher sur les pieds.

Les candidats du couple Rachline/Masquelier sont Julie Lechanteux (RN) à Roquebrune et Guillaume Decard (LR) à Puget.

Après un rapide portrait, j'approfondis ce que ces notables ont pu faire de notable, depuis les nombreuses années où ils tournent dans le circuit.

  (Julie Lechanteux en Russie)

On ne présente plus cette femme, qui vit de la politique depuis onze ans: ancienne coiffeuse, ancienne concubine et adjointe de Rachline à Fréjus, ancienne conseillère départementale, ancienne députée européenne, actuelle députée et vedette des "Rapaces."

Aucune surprise. Elle porte le discours classique du RN avec ses habituels éléments de langage, adaptés au village, où son concurrent dit qu'elle n'habite que depuis 6 mois.

Elle est candidate parce que le village n'est pas sûr: "On rentre chez soi avec la peur au ventre et de s'être fait cambrioler. Les habitants souffrent et ont peur de rentrer chez eux le soir".

Pourtant c'est "une commune extraordinaire avec des habitants fantastiques". Mais "les Roquebrunois sont écœurés par la politique. On leur a menti sans cesse. Ils demandent un discours honnête."

L'événement le plus notable qu'elle a pu conduire me semble être son voyage en Russie, car il interroge sur les relations que peut avoir le RN avec ce pays.

En juillet 2020, elle s'est effectivement rendue en Russie comme observatrice du référendum qui a permis à Poutine de rester au pouvoir jusqu'en 2036. Ce dernier avait obtenu un score de 77,9% de votes positifs, qui lui ont permis de maintenir son pouvoir autocratique, en méprisant les droits humains.

Les fraudes ont été multiples, mais la Julie n'en a pas vu: "Les urnes étaient fermées avec du plomb fondu... Aucune dérive, aucune tricherie", déclara-t-elle, en précisant toutefois, un peu gênée aux entournures "qu'elle n'y retournerait pas aujourd'hui."

Le financement de ce voyage est longtemps resté une énigme, jusqu'à ce que Thierry Mariani (député du Vaucluse et copain de Rachline) déclare que les missions d’observation en Russie, en Crimée et dans le Donbass ukrainiens, toutes condamnées par la communauté internationale, sont le plus souvent "à l’invitation des Russes et payées par les Russes".

Aucune description de photo disponible.

Elle aurait dû réfléchir avant d'effectuer son voyage parlementaire où les Russes l'ont considérée comme "experte"

L'histoire est la politique d'hier et la politique l'histoire de demain.

Avec cette mission d'observation, à sa façon, elle est entrée dans l'histoire...

Plus près de nous, et toujours aussi loin de l'Ukraine et de ses morts, il nous reste à peine quelques semaines pour connaître son programme pour la municipale de Roquebrune.

Mais est-ce bien nécessaire?

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