Dans le monde ultralibéral, les syndicats sont plus que jamais indispensables.
S'ils sont assez nombreux, engagés et bien formés, ils peuvent éloigner les investisseurs prédateurs.
Ils peuvent bloquer leurs
politiques, essentiellement centrées sur le retour sur investissement,
au mépris des travailleurs qui contribuent largement à la richesse produite.
Avec les ouvriers et les employés, ils peuvent s'opposer aux
licenciements et aux fermetures d'établissements motivés par les
délocalisations.
Quand les secrets de fabrication et les brevets sont
récupérés par les dirigeants, ces investisseurs préfèrent fermer les usines et aller
s'installer dans les pays en développement, où les salaires sont minables
et les populations non encore organisées.
La répartition des surplus financiers à 5% dans l'Hexagone sont un
lointain souvenir.
On marche maintenant avec des retours sur investissement qui avoisinent les 15%.
Les salaires mirobolants versés aux dirigeants éloignés de toute morale, ne sont qu'une goutte d'eau, comparés aux sommes engrangées dans les paradis fiscaux grâce aux avocats d'affaires.
Selon Gabriel Zucman, 5 800 milliards d'euros y seraient cachés.
A titre de comparaison, la totalité des dépenses de l'Etat français se montera à 500 milliards, cette année.
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