lundi 19 janvier 2026

La guerre en Europe?

 

Les pays d'Europe ont réussi à se faire la guerre trois fois en 75 ans, en 1870, en 1914 et en 1939.

Depuis, l'Europe n'a été à l'origine d'aucun conflit, ni sur son sol, ni au niveau planétaire.

Pourtant, ces trois dernières années, les conflits avec la Russie se multiplient à ses portes et inquiètent légitimement les populations.

En 1870, Bismarck, Napoléon III et les marchands d'armes ont réussi à faire 140 000 morts, autant de blessés et trois fois plus de prisonniers, dans une guerre qui a duré six mois.

La France, vaincue, a dû céder l'Alsace, la Lorraine, 5 millions de francs or et vivre l'humiliation de l'occupation allemande.

De 1914 à 1918, pour la première fois, la guerre est mondiale.

Georges Duby, dans l'Histoire de la France, fait le bilan de la boucherie: "Sur dix hommes âgés de vingt à quarante-cinq ans en 1914, deux avaient été tués, un tombait à la charge de ses concitoyens, trois avaient été amoindris pour un temps plus ou moins long."

En 1940, les fascistes veulent étendre leur influence et leurs territoires. Comme en 1870, les Allemands mettent l'armée française à genoux. Mais cette fois, en un mois seulement. La barbarie coûtera au pays 200 000 soldats et 400 000 civils, dont la moitié en déportation.

Une quatrième guerre aurait pu naître, si l'idée de l'Europe n'était pas venue stopper ce destin funeste.

Dès 1951, Robert Schuman et Jean Monnet avaient réussi à imposer un rapprochement de six pays autour du charbon et de l'acier, pour éviter une nouvelle guerre.

Ce premier traité fut suivi de l'Acte unique en 1987, fédérant la recherche, l'environnement et le social, puis du traité de Maastricht en 1992, permettant de fédérer davantage de pays, de circuler sans frontières, de préparer la monnaie unique et de créer la Banque centrale.

Depuis les agissements  de Poutine, notre budget de la défense augmente (+ 6,7 milliards par rapport à 2025 pour passer à 57,1 milliards).

Le chef d'état-major, quant à lui, pense qu'il serait temps d' "accepter de perdre nos enfants"...

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