vendredi 30 janvier 2026

Les ordures, encore

 

Je vais vous parler, une fois encore, de nos déchets et de la façon dont nos élus les (mal)traitent.

Je sais, ce n'est pas très glamour. Mais à quelques semaines des élections, il est utile de comprendre pourquoi la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) crèvent les plafonds.

Pour mon T3 de Fréjus, la TEOM a augmenté de 26,7%, ces 5 dernières années.

Et puis, c'est ma façon à moi de vous parler de la thématique à la mode: l'insécurité.

Enfin, l'insécurité environnementale. Celle qui, électoralement, paie beaucoup moins que celle de la ville...

Allons-y tout de même.

Comme il est content l'adjoint de Rachline, avec son hochet!


Il a demandé, ou une bonne âme a demandé pour lui,et obtenu, une récompense à sa mesure. Une petite statuette dorée, qu'on distribue aux bons gestionnaires dans la France entière. C'est forcément un bon gestionnaire, ce Longo. Il est adjoint aux finances de Fréjus. Et le budget de Fréjus, c'est une référence. Le préfet envisageait dernièrement de mettre la ville sous tutelle.

Pour nos ordures ménagères, Longo "a transformé le citoyen en acteur du recyclage. Il a "créé des boucles d'économie circulaire avec nos agriculteurs, viticulteurs et paysagistes locaux. 

Une innovation exemplaire."

Et le Masquelier, est fier d'avoir dépensé l'argent, " l'un des plus gros investissements faits dans l'Est-Var."

Mais qui paie et n'aurait pas dû payer?

Qui a labouré et bétonné l'Estérel?

Qui a refait l'usine, parce que les failles géologiques que nous avions signalées ont ébranlé les murs sans ébranler les élus, les enquêteurs et les administrations?


Ce que dit la loi des usines de tri mécano-biologiques:

Avant la promulgation de la loi, l'Etat déconseillait fortement la construction des usines de tri mécano-biologiques (TMB), qui sont de gigantesque centrifugeuses. De façon démagogique, pour faire écolo et cacher la misère, des politiciens les ont rebaptisées "usine de valorisation multifilières."



Depuis 2021, l'article L. 541-1 du code de l'environnement détermine l'essentiel de la réglementation.

Extraits:

1°) "L'autorisation de nouvelles installations de tri mécano-biologiques, de l'augmentation de capacités d'installations existantes ou de leur modification notable est conditionnée au respect, par les collectivités territoriales et établissements publics de coopération intercommunale, de la généralisation du tri à la source des biodéchets."

Pour obtenir l'autorisation de construction de l'usine, les élus ont donc certifié que les biodéchets seraient triés à la source. Le sont-ils vraiment, ou fait-on semblant?

2°) Ces installations ne font pas l'objet d'aides de personnes publiques. 

Je rappelle que le bazar aurait coûté 34 millions, alors que le tri à la source des restes alimentaires était possible pour trois fois moins.

3°) A compter du 1er janvier 2027, il est interdit d'utiliser la fraction fermentescible des déchets issus de ces installations dans la fabrication de compost."

On nous avait vendu l'usine comme étant capable de fabriquer du bon compost pour l'agriculture. Dès le début on vous avait prévenu que ce serait faux. Tout est mélangé, humidifié, puis séché, puis transporté et incinéré ou enfoui sur place dans l'Estérel. Et avec un cynisme parfait, on considère que l'incinération est un recyclage, pour faire monter les pourcentages vertueux. Or, incinérer n'est pas recycler.

4°) "Assurer l'information du public sur les effets pour l'environnement et la santé publique des opérations de production et de gestion des déchets, sous réserve des règles de confidentialité prévues par la loi, ainsi que sur les mesures destinées à en prévenir ou à en compenser les effets préjudiciables."

On doit informer le public, sauf sur ce qu'il ne doit pas savoir.


Ce que dit la présidente de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale:

"Les avaries techniques sont fréquentes et les substances organiques issues de ces déchets sont de très mauvaise qualité pour l'épandage. En outre, la technique coûte très cher et les installations doivent tourner à pleine capacité pour être rentabilisées. Cela freine donc automatiquement la mise en place de la gestion séparée des déchets organiques, filière pourtant vertueuse qui permet de produire du compost, y compris pour l'agriculture biologique."

Comme il faut remplir l'usine, on va chercher les déchets très loin.

Ce que dit le Conseil constitutionnel:

"Le législateur a entendu, pour mettre en œuvre les objectifs de réduction et de valorisation des déchets ménagers, privilégier le tri à la source des biodéchets plutôt que leur prise en charge par des installations de traitement mécano-biologique dont il a estimé que les performances en matière de valorisation étaient insuffisantes."

Ce que dit le gouvernement:

"La collecte et la valorisation des biodéchets constitue une opportunité pour réduire la quantité de déchets mis en décharge et économiser notre consommation de ressources énergétiques. En effet, le compost produit par les biodéchets sert en agriculture en substitution d'engrais azotés fabriqués avec du gaz naturel, et le biogaz produit en méthanisation permet de réduire notre consommation de gaz naturel importé."

Avec la solution choisie, on ne diminuera pas nos importations d'engrais et de gaz.

A Bagnols, je le redis, le compost est inutilisable pour l'agriculture.

A Bagnols, le biogaz n'est pas relié au circuit de gaz de ville. Il est brûlé ou utilisé pour sécher les fermentescibles (restes de repas) avant de les transporter par camions vers les cimenteries où les chaudières urbaines. On va poursuivre l'importation de l'azote pour fabriquer les engrais. Je vous laisse apprécier le bilan carbone...

"Pour assurer cette valorisation il est nécessaire de trier les biodéchets à la source. Les installations de tri mécano-biologique (TMB) ne peuvent pas remplacer ce tri à la source, mais elles peuvent intervenir en complément. En effet, à condition que la collecte séparée des biodéchets et des autres déchets recyclables soit effective, ces installations peuvent stabiliser les ordures ménagères résiduelles avant leur mise en décharge ou produire des matières combustibles à partir des déchets non recyclables issus des refus de tri."

On revient à la question centrale: si on avait organisé un réel prélèvement à la source des fermentescibles, on n'aurait pas eu besoin d'usine.

jeudi 29 janvier 2026

Ils auront juste voté!

 

Le dérèglement climatique commence sérieusement à tout dérégler. La nature, les hommes et les rapports entre eux.

Canicules, éboulements, air vicié, eaux sales, sols stériles et inondations, sont encore aujourd'hui des images d'étonnements.

Encore quelques années, monsieur le bourreau! 

Et par obligation, par nécessité, nous serons tous écolos.

Le délire autoritaire tombera sur la multitude assoupie.

Prête à la complète servitude: surveillance des ordinateurs et des téléphones, reconnaissance faciale, intelligence artificielle, logiciels espions...

Ce sera si facile.

Qui l'aura souhaité?

Personne.

Qui l'aura imposé?

Personne.

Ils auront juste voté!

mercredi 28 janvier 2026

Vœux... pieux

 

Qu'est-ce qui peut bien différencier ces deux messages?

Le style, l'esthétique, les couleurs... La première est de droite, la seconde est écolo et de gauche.

Tous deux invitent aux vœux en début d'année.

Rien que de très ordinaire, pendant une campagne électorale, en somme.

Sauf que le journal local, rend compte dans ses pages de la première réunion et oublie la seconde.

Je me demande bien pourquoi. 

Pas vous?

mardi 27 janvier 2026

Municipales: Decard, de Saint-Raph à Puget

 

Les candidats du couple Rachline/Masquelier sont Julie Lechanteux (RN) à Roquebrune et Guillaume Decard (LR) à Puget.

Après un rapide portrait, j'approfondis ce que ces notables ont pu faire de notable, depuis les nombreuses années où ils tournent dans le circuit.

On ne présente  plus le bonhomme qui vit de la politique depuis longtemps, lui aussi.

Cet ancien secrétaire chez les pompiers est adjoint  au maire de Saint-Raphaël depuis 2011, vice président de la communauté d'agglo, président du Forum, vice-président du conseil départemental et  président de Var Tourisme.

En 2015, ce LR n'aimait pas l'extrême droite et clamait:"Si on est uni, il n'y aura pas de risque FN".

Ce neveu de l'entrepreneur du BTP Barbéro fut viré en 2017 du groupe Ginesta, l'ancien maire de Saint-Raphaël, qui était pourtant "son papa en politique" (sic). 

Le maire était fâché contre Decard. Ce jeune homme avait perdu la législative, en accusant Ginesta d'être responsable de sa défaite. 

Le "papa" déclarait à l'époque que le gars, qui aime les beaux costumes, "était une tête de gondole pour les vernissages" et qu'il avait "des réactions un peu frivoles". Et Ginesta d'en remettre une couche, encore et encore: "Il ne doit pas considérer que ce groupe (LR) est un établissement de soins de suite pour les polytraumatisés du suffrage universel !"

Un autre jour, Ginesta avait même cloué sur place Decard et sa copine des pompiers, Françoise Dumont. Du haut de son mépris des mauvais jours, il les accusa de ne pas être capables de décrocher des subventions pour la ville: "Ils ne sont que des facteurs. Les subventions exceptionnelles, je les traite directement avec le président du conseil départemental."

Tout le monde s'en foutait, mais c'était vraiment chaud, à l'époque, entre ces deux-là.

En 2022, vous ne devinerez jamais. Il moque la Pécresse et il quitte LR pour soutenir le beau Macron. Et il dit quoi de la Pécresse: "qu'elle n'a pas le costume!" Le costume, c'est important pour Decard. Il pense que c'est par le costume qu'on montre du respect à ses électeurs. Pécresse, elle a pas le costume. C'est dit!

Quitter le parti qui l'a fait devenir grand. "C’est toujours un déchirement de quitter sa famille politique. Ce choix n’a pas été facile, car j’ai énormément de souvenirs, des liens forts avec des élus et les sympathisants RPR, UMP puis LR"

Quelle ingratitude aurait pu dire Sarko!

Mais aujourd'hui, tout va bien. Il n'est plus fâché avec le RN et Masquelier l'a récupéré. Ouf! Il nous en fait voir ce garçon...

Dans un élan de générosité et d'altruisme, il en a fait son adjoint à Saint-Raphaël, son vice président à l'agglo et son éclaireur au département, avant de le choisir, conjointement avec Rachline, pour représenter la droite et l'extrême droite. 

Lui, il dit qu'il a "décidé d'être candidat à Puget, non pas pour faire carrière, mais pour servir la commune".

Faire carrière, quelle idée?

A l'évidence, le désintéressement est total chez ce garçon. Il veut "agir avec bon sens et bienveillance" et "bâtir le Puget de demain"... "avec toutes ses forces vives".

Il ne parle pas de colistiers d'extrême droite sur sa liste. Il parle d'"union des droites."

S'il n'y a pas d'extrême droite sur sa liste, c'est qu'il n'y en a pas. Masquelier et Rachline ont dû se tromper de candidat. Et je ne parle pas de Ginesta!

Quant à une action notable de ce notable... Je cherche, je cherche, je cherche...

Si vous trouvez, prévenez-moi!