mardi 23 décembre 2025

Les pollutions silencieuses

 

Les pollutions silencieuses

On le sait peu, mais le nord de notre agglomération est truffé d'anciennes mines, exploitées dès le 18ème siècle et jusque dans les années 80, pour certaines d'entre-elles.

 

Les extractions de houille et de schiste bitumineux sont évaluées à plusieurs centaines de tonnes et celles de fluorine à plus d'1 million de tonnes. On trouve aussi de l'uranium, du tungstène et de la barytine.

Entre les puits, les cheminées et les galeries, on recense 368 ouvrages débouchant à l'air libre et parfois rebouchés.

Tous ceux qui sont sensibles aux pollutions de l'eau et de l'air, ou qui se préoccupent de la future ligne LGV devant passer dans ce capharnaüm, devraient s'intéresser d'un peu plus près à ces restes miniers, si proches de notre agglomération. 

Je pense, en particulier, à l'ancien bassin houiller de Fréjus Nord.

Fréjus est très concernée par la pollution de l'air (cf le lien de l'article ci-dessous)

https://www.nicematin.com/sports/equitation/la-centrale-a-beton-de-frejus-de-nouveau-dans-le-collimateur-605565

En effet, ce n'est pas parce que les mines ne sont plus exploitées qu'elles n'existent plus.

Les carbonates, une fois dissous, rendent acides les eaux souterraines de ruissellement et les petits torrents. Ces eaux libèrent à leur tour du CO2, dont on sait qu'il participe grandement au réchauffement climatique. 

Elles se chargent également de soufre et de métaux lourds et descendent tranquillement de l'Estérel jusqu'à la mer.

Le soufre contenu dans la pyrite du charbon (FeS2) donne de l'acide sulfurique (H2SO4) en se combinant avec les eaux. 

Du méthane est probablement libéré (dans quelles proportions?). Or ce gaz a un pouvoir de réchauffement 28 fois supérieur à celui du CO2.

Lors du congrès 2025 de la Société américaine de géologie, le rôle joué par  d'anciennes mines US sur la pollution de l'atmosphère, a largement été documenté.

A ma connaissance, mais je peux me tromper, ces pollutions n'ont pas été mesurées chez nous.

Par précaution, je pense que quelques mesures sérieuses mériteraient d'être réalisées ou connues, pour 2 raisons essentielles:

- pour évaluer la faisabilité du percement du tunnel de la LGV dans l'Estérel sur ces sites; mais je pense que ces études ont été faites ou pilotées par la SNCF pour savoir à quel endroit précis devrait être percé son tunnel,

- pour apprécier la teneur des dégazages et rejets dans l'air et dans l'eau, afin de savoir s'ils sont importants et susceptibles d'être préjudiciables au vivant, en général et à l'homme en particulier.




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