3 millions de volailles ont été abattues en 3 mois à cause de la grippe aviaire, mais on n'en parle pas: pas de barrages, pas de bouses de vaches, pas de CRS.
Pourtant, contrairement à la dermatose nodulaire contagieuse, l'influenza aviaire est transmissible à l'homme et peut être mortelle. Les éleveurs rentrent dans les bâtiments infectés avec des scaphandres.
Seules les ménagères semblent s'inquiéter du phénomène. Mais seulement parce que les œufs manquent de temps en temps dans les rayons des magasins et que les prix ont flambé.
Dans les régions polaires, des ours sont morts contaminés par le virus, qui menace l'espèce déjà affaiblie par la fonte climatique de la banquise.
Pourquoi n'en parle-t-on pas?
Si l'on en croit l'arrêté ministériel du 17 octobre 2025, pour l’État il s'agit de confiner les volailles afin de prévenir "le niveau de risque influenza aviaire hautement pathogène suite à la mise en évidence d'une dynamique d'infection dans l'avifaune sauvage migratrice en Europe, y compris en France, et à la confirmation de plusieurs foyers en élevage de volailles."
On est face à un problème technique qui doit être traité comme tel.
Pourtant, cette crise sanitaire est davantage une crise de l'élevage industriel intensif qu'un simple problème de médecine vétérinaire. Les élevages sont fractionnés sur le territoire: on couve dans un endroit, on pond dans un autre et on engraisse ailleurs encore, avant de gaver éventuellement. Des camions sillonnent le territoire avec des animaux en cage accompagnés de leurs virus. L'état indemnise. La presse se tait.
C'est le même phénomène que pour la dermatose nodulaire, mais il est silencieux. On s'attache moins aux volailles qu'aux vaches et les démagogues ne se sont pas encore emparés du sujet.
Les pistes à travailler de toute urgence:
- développer la recherche sur ces maladies,
- produire dans de véritables fermes à taille humaine, protégées des animaux sud-américains et européens issus de l'industrie,
- rendre accessible à tous une alimentation saine,
- un collectif réunissant des associations d'éducation populaire, des ingénieurs et des paysans propose de créer une carte vitale de l'alimentation de 150€, permettant d'acheter chaque mois de la nourriture de qualité dans des magasins conventionnés.
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