Le 12 décembre dernier je vous invitais à lire l'article intitulé
"Aux armes citoyens", qui montrait comment nos élus locaux
préparent des collégiens à "devenir citoyen".
https://forumjulii.blogspot.com/2025/12/aux-armes-citoyens.html
La télé, sollicitée, est venue à Fréjus pour filmer une séance du parcours de formation, animée par une unité d'intervention spécialisée de la police nationale.
"C'est un programme unique en France", dit le journaliste.
"L'objectif est de permettre à chacun de devenir un citoyen
éclairé."
https://www.facebook.com/reel/1183902523809945?locale=fr_FR
Les enfants écoutent et regardent passivement. Pédagogiquement,
c'est pas terrible. J'espère que l'Education nationale n'a pas cautionné!
En 1882, on faisait mieux... Les enfants étaient actifs.. La France
était un pays humilié, coupable de la défaite de 1870 et de
l'amputation de l'Alsace-Lorraine.
Les instituteurs furent chargés d'une forme d'instruction
militaire. Les enfants devaient " marcher au pas cadencé avec
chant " et s'entraînaient à manier des fusils en bois
adaptés à leur âge.
Des chants accompagnaient l'éducation physique particulière de ce
qu'on appelait "les bataillons scolaires".
"Nous sommes les petits enfants
Qui voulons servir la patrie,
Nous lui donnerons dans dix ans
Une jeune armée aguerrie.
Nous sommes les
petits soldats
Du bataillon de l'Espérance,
Nous exerçons nos petits bras
A venger l'honneur de la France."
Je vous laisse juge de "ce très bel exemple pour montrer à notre jeunesse" (sic)...
Militarisation, fascisation avancent à pas cadencés dans ce merveilleux département du Var où le quart des emplois, généralement de fonctionnaires, dépend de l'armée et de ses sous-traitants, qui comptent 7 députés RN sur 8 possibles, ou un ex-militaire peut abattre en pleine rue un coiffeur pour son origine tunisienne et disparaître dans les tunnels de la procédure, 6 mois et plus déjà depuis ce meurtre.
RépondreSupprimerVoilà ce territoire perdu de la démocratie où l'on compte de plus des curés intégristes, qui se font rappeler à l'ordre dès qu'ils quittent leur abri varois, dans la Somme récemment, et maintenant, une préparation militaire, sécuritaire dès l'école du primaire au supérieur, puisque la guerre et la milice sont notre destin, et plus prosaïquement, les dernières carrières envisageables dans la fonction publique de l'Etat, le devenu célèbre régalien, opposé en uniforme aux galeux de l'Etat social, constamment vilipendé pour entretenir une cohorte de "cassos", "même pas tous Français, Môssieur".
Voilà l'état de la conversation publique dans ce département, sauf bien sûr, dans ce blog, excellent comme toujours.
Joyeuses fêtes, quand même !