mardi 12 septembre 2023

L'école à Mayotte

 

A Mayotte, l'effet conjugué de la sécheresse, des canalisations défaillantes et probablement de la corruption, a eu raison de l'école.

La chambre régionale des comptes a sorti un rapport en 2018, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire en 2020. La justice avance avec ses moyens...

En attendant, les enseignants vont avoir du mal à mettre en place "le choc des savoirs" voulu par le ministre à cette rentrée!

Des protocoles sont mis en place pour ouvrir et fermer les écoles en fonction des coupures d'eau.

Le recteur du coin, qui est un fin pédagogue, a déclaré que les "évaluations montrent clairement la corrélation entre la présence à l’école et la réussite des élèves, raison pour laquelle l’ouverture des écoles est indispensable."

Des cuves sont remplies quand l'eau arrive au robinet, pour servir de "tampon" entre deux coupures, mais elles sont trop petites ou pas encore raccordées.

Le même recteur a mis en place "un protocole pédagogique dégradé d’accueil des élèves, avec en matinée, un mi-temps d’une heure de français et une heure de maths, et pour ceux qui sont en rotation sans eau, une permanence en matinée..."

Comme le dit Attal dans sa circulaire de rentrée," de nouvelles mesures sont mises en place pour favoriser la réussite des élèves."

lundi 11 septembre 2023

Les belles rentrées de l'école René-Char

 

Si l'on en croit Var-matin qui relate les propos de la municipalité (et pourquoi ne pas croire ce journal, hein, pourquoi ne pas le croire?) c'est à cause de l’Éducation nationale que l'école René-Char de Fréjus a fait sa rentrée avec trois jours de retard... Comme en janvier dernier.

La municipalité n'a aucune responsabilité là-dedans, évidemment. Rachline est juste président de la commission communale de sécurité.

Cela faisait pourtant des années que la ville était alertée sur les défaillances du bâti et qu'elle n'agissait pas.

Les horaires avaient été chamboulés en urgence quand la flotte avait tout inondé et les élèves dispersés aux alentours. Les préfas de remplacement pour les petits n'étaient pas toujours chauffés.

Mais ce fut une double chance:

- ça s'est passé pendant que les enfants étaient en vacances,

- et ça a permis de prouver que l'école était dangereuse.

"Je n’avais pas imaginé que le problème sur la toiture pouvait être structurel et qu’elle était en danger,"déclara l'adjointe de Rachline à l'époque.

Oui, oui, il y a une adjointe. La preuve, dans ces cas-là, Rachline ne montre pas le bout de son nez.

Mais maintenant, tout cela est oublié.

Même le journaliste a oublié. "Il faut bien bouffer,"comme on dit dans les rédactions.

Tout ça c'est fini: la ville va même "faire passer des drones au-dessus des bâtiments" pour surveiller les toits, affirme l'adjointe.

Pourvu que ces ovnis ne tombent pas sur les écoles de la ville!